« Dis, tu m'aimes encore ? »
« Tu m'aimeras toujours ? »
« Te souviens-tu de notre premier baiser ? »
« Quand t'ais-je prise dans mes bras pour la dernière fois ? Hier ? J'ai pourtant l'impression que l'éternité est passée depuis cet instant »
« Tu sais de quoi j'ai envie là ? Un pot de Nutella, du soleil et tes bras »
« Tu crois que ça va aller ? J'ai peur, tu sais »
Ce soir, c'est le grand soir.
En effet, un pas conséquent allait être franchi dans ce couple parfait vieux d'à peine quelques mois. Les préparatifs allaient bon train dans la demeure hambourgeoise des Kaulitz qui était sans aucun doute une des plus connues, à tort peut-être, d'Allemagne. Simone s'affairait dans la cuisine tandis que ses deux fils préparaient la table la plus somptueuse possible. L'androgyne avait insisté auprès de sa famille pour mettre les petits plats dans les grands, il voulait à tout prix que cette soirée soit réussie et pour cela, il n'avait pas lésiné sur les moyens. Evidemment, ce rituel avait déjà eu lieu quelques fois auparavant mais ce n'était qu'une formalité et surtout, cela n'avait jamais semblé aussi important, aussi inévitable pour son bien-être qu'aujourd'hui. Des histoires sérieuses, il y en avait eu une flopée néanmoins, elles n'avaient pas été spéciales. Juste, sérieuses. Cette fois-ci, il savait. Il savait que c'était elle sans même pouvoir expliquer pourquoi. Il le sentait au plus profond de ses tripes et de son c½ur. Et c'est pour cela, pour ce sentiment spécial, pour lui prouver à quel point c'était elle et pas une autre qu'il vérifiait chaque détail avec la minutie la plus complète.
- Tom ! Je t'ai déjà dit mille fois que les couteaux devaient être à droite de l'assiette et les fourchettes à gauche ! Droite, gauche, tu comprends ?! articula longuement Bill afin d'être sûr que son frère comprenne.
- Laisse, Tom. Je vais le faire sourit-elle, prenant possession des cinq couverts pour les placer en deux en trois mouvements du bon côté de l'assiette.
« Elle », n'était autre que la future ex du jumeau aux dreads parfaites de Bill : Tom Kaulitz, premier du nom. Âgé de 19 ans lui aussi, logique me direz-vous, il était cependant un peu manchot lorsqu'il s'agissait d'être présentable et méticuleux. Pour vous donner un exemple, au moment de présenter sa copine à ses parents, il a trouvé bon de l'inviter au restaurant le plus banal de la ville : le Cat's Corner. Au menu, un pain avec de la viande et des frites au ketchup. Cependant, ils avaient tous bien rigolé et le champagne avait coulé à flot à leur retour à la maison. Aussi bien que toute la famille avait finie complètement bourrée et que les deux amoureux avaient fini dignement la nuit ... à vomir dans les toilettes. Charmant n'est-ce pas ? C'est pourquoi Bill voulait à tout prix éviter de reproduire le même massacre ce soir. Il courrait de droite à gauche sans s'arrêter pendant que le deuxième couple de la maison se bouffait des yeux et s'enlaçait sans arrêt.
- Vous pourriez m'aider non ?! Les marques d'affections ce sera pour plus tard ! s'énerva Bill devant le manque évident de coopération de la part de son frère.
- Oh, ça va hein, pète un coup et arrête de gueuler ! souffla Tom, levant les yeux au ciel.
- Les garçons, surveillez votre langage s'il vous plait cria Simone depuis les fourneaux
Bill grogna et se dirigea d'un pas énervé vers la cuisine où Simone ne ralentissait pas la cadence. Au menu d'aujourd'hui, spaghetti bolognaise. Mais attention, pas n'importe lequel, celui de la grande Simone Kaulitz !
L'heure avançait à une vitesse affolante si bien qu'aux alentours de 19h00, au moment où Bill se résigna pour la première fois de la journée à s'accorder en temps de pause aussi minimal soit-il, il n'en revenait pas de l'allure à laquelle le temps avait pu filer. Heureusement, tout était prêt en temps et en heure. La table était parfaitement dressée, la maison parfaitement rangée et parfumée. Sa chambre parfaitement préparée par ses soins. Bref, tout était parfait. Enfin, presque ; il ne manquait plus que le bouquet final ... .
- Je vais ouvrir ! sursauta Bill qui courut jusqu'à la porte d'entrée devant laquelle il s'arrêta brusquement pour se recoiffer d'un geste hâtif et remettre ses vêtements en place.
Son c½ur battait la chamade d'excitation mais d'appréhension également. Cette soirée ne pouvait pas rater, il s'en voudrait à vie et ne s'en remettrait jamais.
Ce soir, c'est le grand soir.
Et c'est pour cela que Bill afficha, sans efforts, le plus beau sourire qu'il lui ait été possible de donner à celle qui se trouvait devant lui, à l'embrasure de la porte, sur le paillasson d'entrée. Sans avoir besoin de mots, ils se sautèrent mutuellement dans les bras et s'embrassèrent doucement, sensuellement, avec tendresse, amoureusement. Tous les regards, tantôt amusés, tantôt émus étaient posés sur eux mais ils ne s'en préoccupaient pas le moins du monde, déjà enfermés dans leur bulle qu'eux seuls pouvaient construire autour de leur deux corps. Au volant de sa belle et grande voiture, son beau-père accompagné de sa mère – belle à ravir, elle aussi – poussèrent quelques coups de klaxon afin de leur faire part de leur bonheur de les voir si heureux. Bill et elle leur adressèrent un signe de main en souriant. Un tableau qui pourrait faire concurrence sérieuse au meilleur film d'amour à l'eau de rose. La voiture démarra et disparut un peu plus loin derrière les arbres d'une petite route amenant au lotissement privé où vivait Simone.
- Caroline ! Quel plaisir de te voir ! Viens, entre, ne reste pas là dehors invita Simone, le sourire radieux de voir sa progéniture accompagné d'une si belle fille.
Bill fit glisser sa main dans la sienne et l'amena dans le salon où Tom et sa petite amie étaient déjà confortablement installés. Une chance qu'ils aient interrompus leurs baisers passionnés à la seconde précédant leur entrée, Bill aurait été encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà.
- Hum, Caroline voici Tom mais lui tu le connais déjà, et à sa droite sa petite amie, Sam présenta brièvement Bill. Ils auraient l'occasion de faire plus ample connaissance une fois les festivités entamées jugea-t-il.
- Enchantée dit-elle, poliment, s'avançant pour leur serrer la main avant de parcourir du regard le salon au décor moderne. C'est super joli ici dit-elle dans l'oreille de son compagnon avant de lui voler un baiser.
Bill se dirigea vers le sofa disposé en face de celui de l'autre couple. Au milieu à droite, une chaise pour Simone se trouvait face à la table basse jonchée de zakouskis en tous genres. Cette dernière arriva avec une bouteille qu'elle donna à son fils ainé de dix minutes qui adorait faire « péter le champagne ». Aux anges, il s'en empara avant de la secouer et d'un seul coup fit exploser le bouchon et aspergea les hôtes du liquide mousseux. Des cris suivis de près par des rires retentirent dans toute la maison. Bill sourit à son jumeau qui lui adressa un clin d'½il complice, il était sûr de pouvoir compter sur lui pour commencer la soirée dignement. C 'était à son tour de jouer maintenant.
Les discussions allaient bon train et les blancs ne se manifestaient qu'aux rares moments où Bill et Tom se rappelaient de grands moments de leur vie trépidante de rockstar. Le silence qui s'en suivait était rempli d'émotion et de souvenirs remontant à la surface. Les jumeaux ne pouvaient s'empêcher de sourire en admirant les anges passer ce qui fit sourire les trois femmes présentes dans la pièce. Soudain, son frère se leva d'un bond et claironna joyeusement.
- Bon ! Si on passait dans la salle à manger, je crève la dalle moi !
- Bonne idée, Tom. Installez-vous, je fais cuire ... le plat.
Sur ces sages paroles, Tom, Sam et Simone sortirent de la pièce en laissant seul le petit couple dont l'invitée regardait timidement ses pieds.
- Ca te plait mon ange ? questionna Bill en espérant que Caroline relèverait la tête.
- Tout est parfait sourit-elle avant de planter dans les siens et venir capturer les lèvres de l'androgyne. Et tu es beau à mourir, comme toujours.
Bill émit un petit rire gêné et satisfait à la fois, sa tenue avait eut l'effet escompté. Sa main manucurée caressait lentement la joue de Caroline qui ferma les yeux, bercée par la sensation des mains de l'androgyne sur sa peau porcelaine. Elle sourit et ouvrit les yeux pour s'approcher une nouvelle fois de son oreille et lui murmurer des mots doux. Sa main passa derrière sa nuque afin qu'il s'approche d'elle tandis que celle de Bill glissa sur sa hanche fine pour qu'elle soit collée à lui. Ces gestes avaient déjà été répétés des centaines de fois auparavant mais jamais ils ne s'en lasseraient. Jamais ils ne se lasseraient de l'autre, de sa peau, de ses lèvres, de son sourire, de son regard posé sur leur corps, de son visage, de ses défauts qui au final, faisaient qu'ils se trouvaient parfaits l'un l'autre.
Un moment parfait pour deux êtres dont l'amour était, est et sera parfait.
Le repas se passa lui aussi sans encombre. Les rires s'élevaient sans arrêt, les verres de vin ne désemplissaient pas et les couverts tintaient au rythme de leurs allées et venues contre les assiettes qui, elles au contraire se vidaient rapidement de leur contenu. A la fin des festivités, tous arboraient un sourire de satisfaction. Absolument tout c'était magnifiquement bien déroulé. Aucune embûche, aucune encombre, pas le moindre souci n'était venu noircir ce beau tableau. Tom et Sam avaient déjà quitté la table, trop pressés par leurs hormones en feu tandis que Bill et Caroline, eux, étaient sagement assis contre le dossier de leur chaise, main dans la main en grande conversation avec Simone. Bill essayait de faire abstraction de son jumeau dont il devinait très bien les activités afin de ne pas agripper Caroline pour l'amener le plus vite dans sa chambre et lui faire l'amour toute la nuit durant. L'envie aussi c'est une histoire de jumeau. Les deux femmes de sa vie discutèrent si longtemps que Bill s'assoupit après avoir lutté contre le sommeil pendant une bonne heure. Cette journée l'avait éreinté et il n'avait plus la force de contrer sa nature de grand dormeur.
- Regarde-le, il s'est endormi tant notre conversation le passionnait plaisanta Simone en jetant un regard tendre à son fils. Au fait dit-elle en relavant la tête Je suis vraiment heureuse que ce soit une fille comme toi qu'il ait choisi, Caroline lui sourit-elle.
La blonde eu un certain de mal à répondre, abasourdie par ce compliment si naturellement exposé. Cependant, un sourire illumina son visage comblé. A défaut de mots, Caroline se leva pour serrer Simone dans ses bras et ainsi tenter de lui faire passer tous les remerciements dont elle était capable. En gage de compréhension, Simone déposa un baiser doux et maternel au sommet du crâne de la belle blonde pour ensuite monter se coucher et laisser seuls les deux amoureux.
Caroline se retourna à nouveau vers son petit ange. Il dormait. Elle le contemplait. Ses traits reposés étaient encore plus merveilleux alors qu'un petit sourire semblait se dessiner sur son visage. Son rictus s'élargissait, Caroline fronça les sourcils tout en caressant la main de Bill et sursauta.
- Bill, tu dormais pas ! cria-t-elle un peu trop fort
- Non j'attendais que nous soyons seuls rigola-t-il Juste toi et moi, le reste ne m'intéresse pas aujourd'hui.
Afin d'illustrer ses propos, Bill entrelaça ses doigts à ceux de Caroline avant de l'attirer vers lui, puis contre lui pour passer son bras derrière son dos et poser ses lèvres sur les siennes. Un frisson électrisant parcourut le corps de la blonde de la tête au pied. Cette dernière du reprendre brutalement sa respiration dans ce baiser au goût de paradis. Comment pourrait-elle être plus comblée qu'elle ne l'était à présent ? Il ne lui manquait rien. Bill était son tout et personne ne pourra l'empêcher de l'aimer comme elle l'aime. Car au fond, ils se ressemblaient sur bien des points ; même passion, même fougue, même perfectionnisme, même humour, même amour. Leurs yeux étaient clos tandis que le baiser s'éternisait. Tantôt Bill mordait affectueusement la lèvre de Caroline ce qui eut l'effet de la mettre dans tous ses états, tantôt Caroline faisait dévier ses lèvres dans le cou de l'homme à qui elle avait confié son c½ur. L'envie montait, doucement. Le désir s'accentuait, délicieusement. Mais alors que Caroline, déjà plongée dans un autre univers, passa sa main au niveau de son aine pour retracer les traits de son tatouage en forme d'étoile, Bill la stoppa net.
- Ma chérie, j'ai aussi très envie de toi mais tu ne penses pas qu'il serait mieux de monter ? J'aimerais pas qu'on nous surprenne dans un moment pareil, si tu vois ce que je veux dire
Bill appuya ses paroles d'un sourire, le plus beau que Caroline n'avait jamais eu le loisir de contempler, ainsi que d'un petit clin d'½il dont lui seul avait le secret. Un peu gênée, la blonde acquiesça sans rien dire, encore trop bouleversée par toutes ces sensations. Jamais, elle n'avait ressenti quelque chose d'aussi fort pour quelqu'un même pour celui dont elle était tombée éperdument amoureuse quelques années auparavant. Celui qui lui avait brisé le c½ur. Celui qui avait réduit en miettes ses espoirs et ses rêves de Prince Charmant. Celui qu'elle avait sottement aimé et qui avait eu la prétention de pouvoir lui faire vivre un dixième de ce qu'elle ressentait à présent. Sombre con pensa-t-elle alors qu'elle contemplait le postérieur de son ange, un sourire pervers et envieux dessinés sur ses lèvres déjà en manque du goût de l'autre. De son autre. Ce crève-c½ur, elle n'y pensait même plus tant Bill occupait l'entièreté de son esprit et de sa vie. Elle n'avait jamais osé rêvé à un tel bonheur. Et pourtant ...
Et pourtant, elle se trouvait dans les bras de celui qu'elle avait choisi. Et pourtant, son corps était parcouru d'une multitude de frissons à l'entente de sa voix mélodieuse au creux de son oreille. Et pourtant, il la serrait contre lui, aussi fort que possible. Et pourtant, c'était elle qu'il avait choisi pour partager tous ses moments de plénitude. Fallait-il croire en sa bonne étoile ? Brillait-elle là-haut pour chacun d'entre nous ? Caroline sourit en y songeant. Les étoiles, elle les avait admirées des centaines de fois, pensant que celui qui lui était destiné regardait, elle l'espérait, les mêmes au même moment. Le seul lien qu'elle pouvait établir, naïvement, entre elle et son amant. Aujourd'hui, elle n'avait cessé de les contempler, mais cette fois-ci, elles brillaient dans les yeux de celui qui parcourait son corps de ses mains expertes.
Avec douceur, il passa ses mains au creux de ses reins afin que leurs deux corps soient le plus proche possible. Aucun écart ne pouvait être toléré dans un moment pareil. Le besoin de l'autre s'accentuait un peu plus chaque jour. Chaque instant passé en sa compagnie - ou loin de lui. Peu importe, ils ne séparaient jamais vraiment - augmentait la dépendance au point de ne plus pouvoir se contrôler. Mais à quoi bon ? Pourquoi s'embrouiller l'esprit de questions inutiles ? Peut-être pour retarder le moment où tous deux se mettraient totalement à nu, aussi bien au sens propre qu'au sens figuré. Faire l'amour. Voilà une notion bien difficile à définir. Mais à quoi bon ? Pourquoi s'embrouiller l'esprit avec de pareilles futilités ? Peut-être pour retarder le moment où tous deux se raconteraient avec leurs corps, leur regard, leur toucher, leurs sens en émoi à quoi point leur sentiments les submergeaient. Un amour inébranlable, quasiment indestructible qui leur faisaient tourner la tête tant il était incommensurable. Certains les prendront pour des fous, d'autres s'attendriront face à ces deux personnes qui donnent un vrai sens au mot « amour ». Et non seulement pour montrer à la terre entière qu'ils s'étaient trouvés, ils allaient cette nuit se prouver qu'ils ne pourraient jamais autant aimer.
Lentement, Bill mis un pied devant l'autre, obligeant Caroline à se reculer vers le lit qui n'attendaient plus qu'eux. Dans ce baiser tendre et fougueux à la fois, la blonde esquissa un sourire de bonheur à la simple pensée d'être la seule pour qui le c½ur du bel androgyne battait et tant ce sentiment était réciproque. Ne dit-on pas que la plus belle chose qui soit est d'aimer et de l'être en retour ? Comme si Bill avait lu dans ses pensées, il lui susurra les plus beaux mots du monde à l'oreille ce qui provoqua chez Caroline un tournis d'émotions beaucoup trop fortes pour une personne aussi sensible qu'elle. Les larmes lui montèrent aux yeux et elle intensifia le baiser pour lui montrer qu'elle aussi, elle l'aimait. Oh oui, plus que tout. Quelques secondes plus tard, elle butta contre le rebord du lit et entraina Bill dans sa chute sans qu'ils cessent pour autant leurs marques d'affection. Au contraire, la position était d'autant plus confortable ainsi. D'un geste instinctif, totalement naturel, Bill sa plaça entre les jambes de la blonde qui ne put réprimer un gémissement lorsque la grand brun, emporté par la fougue du moment, effectua des mouvements de bassin contre celui de Caroline. Celle-ci gémit légèrement dans le baiser, virant au rouge pivoine tandis que faisait glisser ses mains sous son t-shirt. Auparavant, les préliminaires avaient été leurs seuls moments de plaisirs communs, corporels. Aujourd'hui, et ils le sentaient tous deux, un cap important allait être franchir. Mais contrairement aux apparences, ils n'avaient pas peur, pas le moins du monde non.
Au fil des expériences, Bill avait appris à connaître les zones sensibles chez Caroline. C'est pourquoi, il n'hésita pas à plonger sa tête dans son cou qu'il embrassa sans plus s'arrêter. Le verbe penser n'était plus répertorié dans leur vocabulaire pour le moment. De plus, la texture des lèvres de Bill fit naitre en Caroline une multitude d'émotions plus indescriptibles les uns que les autres. La rendant d'abord folle et ensuite totalement incontrôlable. Si bien qu'elle décida de prendre les devants en poussant doucement Bill pour se placer à califourchon au-dessus de lui. La vue des jambes dénudées de la blonde eu un effet monstre sur le bel androgyne qui ne put s'empêcher de faire passer ses mains le long de celles-ci pour finalement arriver bien vite en-dessous de sa robe qui commençait à devenir encombrante. Sans le quitter des yeux, Caroline remonta le t-shirt noir de Bill et admira son tatouage en forme d'étoile sur lequel elle passa ses doigts, frôlant sa peau comme la plus délicieuse des friandises. Bill, hypnotisé par les gestes calculés et en même temps tout à fait naturels de la blonde, sentit une chaleur au creux de son ventre qu'il ne put dissimuler. Une chaleur enivrante, douce, torturante, délicieuse, paradisiaque qui fit fondre son c½ur. Caroline se pencha vers les lèvres de son petit prince qu'elle captura amoureusement faisant tantôt passer sa langue le long de celles-ci, tantôt la mêlant à la sienne. Tout en goûtant à ces sensations au goût de paradis, Caroline caressa le visage de l'homme qu'elle aimait. Ce visage parfait aux traits tout simplement irréprochables qu'elle ne se lasserait jamais d'admirer. Soudain, Bill n'en pouvant plus d'être torturé par les caresses de plus en plus insistantes de Caroline, la renversa sur le côté et l'empêcha de bouger. Son regard s'était noirci de désir ce qui coupa littéralement le souffle de la blonde emprisonnée par le charme envoutant qu'il dégageait. Cette attitude mystérieuse et terriblement excitante le rendait encore plus attirant. Ne réfléchissant plus, ils se jetèrent littéralement l'un sur l'autre. Leurs esprits déconnectés de la réalité et du monde extérieur ne pensèrent plus qu'à une chose, une seule et unique personne : l'autre. L'autre et tout ce qu'elle comportait. En partant du sommet de son crâne jusqu'à la plante de ses pieds en passant par son visage, ses yeux, son regard, son nez, ses lèvres, sa mâchoire, son cou, ses épaules, son torse, ses seins, son ventre, son aine, ses jambes et bien évidemment ce qui se trouvait entre.
Pendant un long moment, leurs corps se mêlèrent, s'emmêlèrent dans la plus belle des preuves d'amour. Ils ne comptèrent ni les heures, ni les minutes, ni les secondes que durèrent ces instants. Peu importe. Ce n'est que lorsque tous deux atteignirent le stade de l'épuisement qu'ils se couchèrent d'un même mouvement sous les draps, se réfugièrent instinctivement dans les bras de l'autre et gardèrent pendant un long moment leur sourire avant de se confier.
"Je t'aime, petit ange" glissa-t-elle au creux de son oreille.
"Je t'aime aussi, mon ange" lui murmura-t-il en écho à ses paroles
Baby you're all that I want
When you're lyin' here in my arms
I'm findin' it hard to believe
We're in heaven
And love is all that I need
And I found it there in your heart
It isn't too hard to see
We're in heaven


